Le quatrième forum français de la finance islamique s’est tenu à Bercy le 28 octobre 2010. La place de Paris dispose d’un cadre juridique, fiscal et réglementaire permettant la réalisation d’opérations de finance islamique : celles-ci devraient se multiplier en 2011. Le quatrième forum français de la finance islamique s’est tenu à Bercy le 28 octobre 2010. Il se situe dans le prolongement de nombreux séminaires et colloques qui ont eu lieu récemment, notamment le colloque organisé par l’Université de Strasbourg les 12 et 13 octobre derniers portant sur l’état des lieux de la finance islamique en Europe . Ce forum a permis d’avoir une vision synthétique de la situation actuelle de la finance islamique en France. Les participants devaient y parler surtout de sukuk, de banques d’investissements et de la stratégie à adopter pour attirer les pétro-dollars en vue de financer l’économie française (infrastructure et PME). Mais, surprise, on y parla aussi banques de détail et donc finance islamique pour les particuliers. Plombée par les postures idéologiques de quelques décideurs conscients que la finance islamique est un bien pour le pays, mais hostiles de juri à tout ce qui a un rapport de près ou de loin à l’islam, la France ne réussit pas à profiter du potentiel de la finance islamique. Plutôt que de prendre en marche le train de la finance islamique, Paris choisit de rester sur le quai à regarder ses concurrents. C’est ce qui explique que ces dernières années, les annonces euphoriques ont laissé place à la déception et à un certain pessimisme.
Non pas qu’il soit impossible que la finance islamique s’installe un jour en France.
Aucun pays au monde ne pourra en faire l’impasse. D’abord parce que les principes qui la fondent sont de nature à favoriser et pérenniser tout un système économique, ensuite parce que l’émergence d’une nouvelle économie liée à ses principes obligera tôt ou tard les pays développés à composer avec.
Ce jeudi donc, toute une brochette d’avocats, de notaires, de banquiers, de spécialistes de la finance, discutaient de la stratégie à adopter pour attirer les capitaux des monarchies du pétrole et permettre ainsi à l’économie française de retrouver un second souffle.
Avec un marché estimé à quatorze milliards d’euros et un environnement français particulièrement propice à son développement réseau bancaire développé, experts d’envergure internationale, corpus juridique adapté, etc.), la finance islamique est un puissant levier qu’il n’est plus question de bouder.
Pour autant, les col-blancs de la finance n’ont d’yeux que pour les banques d’investissements, c’est-à-dire ces établissements bancaires qui ne traitent qu’avec les grandes entreprises, les fonds d’investissement, les Etats. La banque de détail, qui a contrario s’adresse aux particuliers, ne les intéresse pas. Mais coup de théâtre en pleine conférence, lorsque l’ancien ministre des Affaires étrangères et actuel député du Nouveau Centre, Hervé de Charette déclare sans ambages qu’il n’est plus possible de disjoindre la finance islamique qui s’intéresse aux pétro-dollars de la finance islamique destinée aux particuliers.
C’est lorsque fut projetée la diapositive ci-dessous que H. de Charette profita pour rappeler, non sans surprendre, quelques éléments d’analyse du marché.
Source : lemaghrebdz.com

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